Fast-fashion et micro plastiques

Les textiles synthétiques : une cause majeure de pollution micro plastique

70% des textiles sont aujourd’hui synthétiques et relarguent des micro plastiques dans l’eau, qui ne sont pas filtrés par les stations d’épuration. Nous dénonçons cette forme de pollution massive depuis plusieurs années avec notre partenaire Changing Markets en appelant à réduire la part de tissus synthétiques issus de pétrole.

Or, le dernier rapport réalisé par Changing Markets fait état d’une augmentation du recours aux fibres synthétiques par certaines marques. La fast fashion, en particulier, joue un rôle clé dans cette pollution. Les textiles synthétiques sont responsables de 35 % des rejets de microplastiques dans les océans, devançant les pneus (28 %) et les poussières plastiques urbaines (24 %).

Depuis 2005, ces rejets ont été multipliés par dix, atteignant 171 000 milliards de microparticules flottantes.

La dépendance aux fibres issues de la pétrochimie est accentuée par les géants de la fast fashion : certaines marques comme SHEIN utilisent jusqu’à 81 % de fibres synthétiques dans leur production. Chaque année, entre 18 000 et 46 000 tonnes par an de fibres sont rejetées uniquement par les effluents des lave-linges sur le plan européen. Les 5 à 10 premiers lavages des vêtements neufs sont les plus polluants, relâchant une quantité importante de microplastiques dans les eaux usées.

Au-delà des écosystèmes marins, cette pollution pose également un risque pour la santé humaine. Des microplastiques ont été retrouvés dans plusieurs organes humains, et ces particules peuvent transporter des polluants toxiques, ce qui accentue les inquiétudes quant à leurs effets potentiels sur notre organisme.

Il est essentiel de repenser notre rapport aux textiles synthétiques et de promouvoir des alternatives durables afin de réduire cette pollution invisible mais omniprésente.

Pour aller plus loin, le rapport La pollution par les micro-plastiques d’origine textile réalisé par l’Inspection Générale de l’Environnement du Développe Durable (IGEDD) apporte un éclairage complémentaire sur les conséquences environnementales et sanitaires des fibres textiles synthétiques.